27 déc. 2011

PSYCHO : T.C.A.

TCA, c'est quoi comme sigle ? Ca ne vous dit rien du tout ? TCA = Troubles du Comportement Alimentaire.

Les plus connus du grand public sont : l'anorexie, la boulimie et l'hyperphagie. Ce dernier est plus méconnu et pourtant est le plus fréquent des trois TCA.



Quelques définitions


> La boulimie

La boulimie se caractérise par des périodes de pulsions incontrôlables vis-à-vis de la nourriture, suivies d'une réaction déclenchée par la peur de grossir, à l'origine de diverses pratiques néfastes : vomissements, diurétiques, jeûne ou restrictions alimentaires. Le cycle boulimique peut se répéter plusieurs fois par jour ou moins fréquemment. Dans la majorité des cas, la boulimie se vit dans la honte et la clandestinité. La plupart des patients hésitent à consulter et espèrent contre toute évidence s'en sortir seuls. Les personnes boulimiques peuvent être d'un poids trop faible, normal ou excessif.
Au niveau du poids, en général : on fait du yoyo (grossi/maigri/grossi/maigri/grossi)

 (source : http://www.caducee.net/DossierSpecialises/psychologie/anorexie.asp#boulimie) 


Dans le cas de la boulimie, comme très souvent aussi dans le cas de l'alcoolisme et de la toxicomanie, l'obsession vient d'un problème de personnalité. On peut être brillant, fabuleusement créatif, et, en même temps, avoir au fond de soi un sentiment de vide extrêmement oppressant au point de ne rien pouvoir faire d'autre que manger.

Ce vide chez les boulimiques est réel. Tout se passe comme si on avait un trou dans sa personnalité , comme si on en était resté au stade du bébé qui ne s'apaise que la bouche pleine. Avec, par ailleurs, le sentiment de n'être pas vraiment connecté aux autres, même à ceux qu'on aime.

Comment guérir d'un vide ? On peut utiliser la nourriture, l'alcool, la drogue, les médicaments pour ne plus le ressentir, mais les souffrances secondaires créées par ces "drogues" deviennent vite insupportables.
D'ailleurs, aucune de ces "drogues" ne peut vraiment remplir le vide. Elles permettent tout juste de l'oublier, pendant un instant.

Pour guérir du vide, il faut le remplir de SOI ce qui suppose qu'il faut se mettre à exister et à ne plus faire semblant. Il faut, en quelque sorte, partir à la recherche de soi, découvrir QUI on est vraiment, repérer ses vrais désirs, apprendre à les exprimer sans violence.

Alors et alors seulement disparaîtront le sentiment de vide, l’obsession de la nourriture et la boulimie.

( source : http://www.boulimie.fr)




> L'anorexie
L'anorexie est une maladie qui touche aussi bien le corps que le psychisme. Elle consiste en un refus de s'alimenter. Il existe deux catégories d' anorexie :

L'anorexie restrictive : diminution progressive de la quantité de nourriture ingérée.
L'anorexie purgative : alternance de périodes de pulsions incontrôlables vis-à-vis de la nourriture, suivi d'une réaction déclenchée par la peur de grossir, à l'origine de diverses pratiques néfastes : vomissements, diurétiques, jeûne ou exercices physiques excessifs....

Cette maladie s'accompagne d'une peur irrationnelle de prendre du poids ou de devenir gros, alors que le poids du sujet anorexique est déjè inférieur à la normale.

La malade anorexique souffre d'une profonde distorsion de sa propre image corporelle et fait de la poursuite de la minceur son objectif suprême, allant même jusqu'à la mort. De surcroît le malade dénie la gravité de la situation.


 (source : http://www.lametairie.ch/nos_soins/nos_traitements/anorexie/anorexie_quoi/ )

Au niveau du poids en général : on maigrit dangereusement


> L'hyperphagi


L' hyperphagie boulimique: ( ou "Binge eating disorder" )


 Episodes récurrents de crises de boulimies mais tandis que la boulimique parvient à contrôler son poids tant bien que mal par le vomissement provoqué ou d'autres méthodes, l'hyperphage boulimique n'utilise pas de telles techniques et est donc la plupart du temps en surpoids.( Définition du Diagnostic and Statistic Manual, 1996 )

L' hyperphagie nocturne :

Albert Stunkard, un psychiatre américain, décrit en 1955, sous le nom de "Night eating syndrome", un comportement consistant en un besoin impérieux de manger au cours de la nuit. L'individu se réveille régulièrement au milieu de la nuit et ne peut se rendormir qu'après avoir absorbé une copieuse collation, souvent ingurgitée dans un demi-sommeil. Le lendemain matin, il ne lui reste que des souvenirs imprécis de ce qu'il aura consommé durant l'épisode nocturne.

Pour approfondir sur le sujet : Un très bon site "ZERO COMPLEXE" pour ses explications détaillées des TCA et ses témoignages (oubliez un peu la partie sur les "régimes"...)




Pour en savoir plus Quelques références bibliographiques intéressantes que j'ai lues :


- Anorexie, boulimie, Obésité, de  G. Apfeldorfer (126 p, 1995)
- Obésités : le poids des mots, les maux du poids, de Catherine Grangeard (225 p., 2007)
Obésité : accompagner pour soigner, de Baclet Nadine, Cornet Philippe et Douilly Véronique (204 p., 2002)
- Anorexie, boulimie et compulsions : les troubles du comportement alimentaire, de Rigaud Daniel (323 p., 2004) 






LIVRES : A. Jollien

Dans cet article, je vous présentais l'auteur Alexandre Jollien. J'ai, depuis, lu deux de ses livres : LE METIER D'HOMME et ELOGE DE LA FAIBLESSE.


Le métier d'homme   (90 p., 2002)
Voilà un petit livre. Court, mais essentiel. À la limite de la philosophie. Alexandre Jollien est "anormal". Voire, aux yeux de certains, "un débile". Quel débile… La parole fonctionne au ralenti mais l'esprit est bien là, vivant, incisif. Plus humain que jamais. Que personne. Le "métier d'homme" ne consisterait-il pas à "éviter la blessure engendrée par des considérations trop hâtives, de s'astreindre au moins à regarder mieux, autrement… Avec dépouillement". Une chose est sûre : handicapé ou pas, nous avons tous à apprendre de ce concentré d'humanisme et d'intelligence. Qu'est-ce qu'un homme ? Comment vit-on ? Comment est-on heureux ? qu'est-ce qui fait la Vie ? Quel regard portons-nous sur l'autre, le différent, le pas-comme-nous ? Le miroir de nous-même ? Peut-on apprendre à vivre, malgré nos incapacités ? Jollien parle de lui-même, évidemment. De sa souffrance face au regard des autres. Mais le sujet est universel. Un homme est un homme, même sur une chaise roulante et avec les gestes imprécis. La définition du bonheur serait trop simple si elle se contentait d'un corps qui marche et d'une tête qui fonctionne… Ni misérabiliste (bien au contraire), ni catégorique, ni donneur de leçon, ce Métier d'homme est une réflexion juste, sensible et subtile sur nos différences et notre positionnement face au monde. Sur ce "supplément d'âme" propre à l'homme en général. Le talent d'Alexandre Jollien mérite qu'on s'attarde sur ce court livre au style direct, efficace et, malgré tout, poétique. On a à apprendre des autres. Ce n'est pas nouveau mais c'est essentiel. 


Eloge de la faiblesse  (101 p., 1999)
" En 1999, j’ose en effet le grand saut : écrire ! Dans ce premier ouvrage, j’ai voulu tout d’abord témoigner d’un état d’esprit : la joie au cœur de l’épreuve, la joie de progresser sur les chemins hasardeux de l’existence. J’ai donc imaginé ce qui se serait passé si j’avais rencontré mon premier guide, Socrate. C’est ainsi que, sous la forme d’un dialogue, je me prends à rêver de rencontrer mon vieux maître. Celui-ci, après m’avoir invité à lui confier mon histoire, les grandes étapes de ma vie à l’institut et de ma recherche philosophique me somme de m’interroger sur la normalité. Incapable de fournir une définition qui tienne, contre toute attente, je découvre que l’on ne naît pas homme, on le devient et que cette aventure n’est pas sans joie."

Eloge de la faiblesse obtiendra le Prix Mottart et le prix Montyon de l’Académie Française, il sera traduit en plusieurs langues et mis en scène par Charles Tordjman en 2005.

Mon avis
Ces deux livres m'ont vraiment beaucoup plu, tant par leur style direct et humaniste que par les propos si justes, vrais de l'auteur. A travers ses mots / maux, on ressent une envie de plonger, corps et âme, chez l'autre, de découvrir les différences et surtout les similitudes , les points qui nous assemblent, nous rassemblent entre Hommes. A lire de toute urgence ! 

CINEMA / FESTIVAL : 2nd Edition RAMDAM

Niveau cinéma, la ville de Tournai ne manque plus de rien puisqu'elle a son propre festival depuis 2011 ! Le RAMDAM. Voici une présentation du festival et sa programmation... 





Le Festival "Ramdam", qu'est-ce que c'est ? 
RAMDAM, c'est le festival du film qui dérange ! 

La seconde Edition aura lieu du 17 au 24 janvier 2012

" Une des fonctions de l'artiste est de montrer le monde tel qu'on n'a pas encore su le regarder. Godard, Bunuel, Ferreri, Pasolini, Boisset, Kubrick, Stone, Autant-Lara... : certains êtres sont nés avec du scandale dans les veines. Le moindre de leur geste laisse de grandes traces sanglantes sur les palissades virtuelles qui repoussent nos interdits... Ces films qui dérangent ont une vertu. En critiquant, en attaquant, en choquant, en blessant, en ridiculisant, en touchant où ça fait mal, ils ouvrent un débat sur des problèmes souvent fondamentaux, ils remettent en cause des certitudes tenues par certains comme inébranlables ou intangibles. "
*extrait de " 50 films qui ont fait scandale ", de Alain Riou et Gérard Camy, Ciném'action


RAMDAM, le festival du film qui dérange propose une programmation répartie en trois catégories : fiction, documentaire et rétrospective. Dans chaque catégorie, le public récompense les meilleurs des films qui dérangent et les films les plus dérangeants. Des avant-première figurent au programme du RAMDAM mais uniquement des films qui méritent le label RAMDAM. En 2011, Incendies, Biutiful, Die Fremde et Hasta la Vista en ont été. Acteurs, réalisateurs, producteurs, directeurs de la photographie ont rehaussé la qualité de l'événement par leur présence au RAMDAM Festival.

Lancé en janvier 2011, RAMDAM le festival du film qui dérange a été placé sous la bonne étoile de sa première marraine, l'actrice belge Lubna Azabal, venue y présenter "Incendies", de Gilles Villeneuve, qui concourait simultanément pour un Oscar. Pour la deuxième édition du RAMDAM, en 2012, les organisateurs ont donné carte blanche à Lubna Azabal pour programmer "sa" soirée en sélectionnant une fiction et un documentaire de son choix, illustrant le concept RAMDAM.

En 2012, un jury presse remettra le prix de la presse dans la catégorie documentaire. En 2011, "Armadillo", un documentaire choc de l'armée danoise en Afghanistan, a profondément marqué les festivaliers. La présence du directeur de la photographie Lars Kree n'a pas été étrangère au succès rencontré par ce film " RAMDAM " par excellence, dans une catégorie pourtant moins bankable que la fiction.

Les organisateurs ont à coeur la catégorie rétrospective dans laquelle ils programment des films qui ont marqué l'histoire du Cinéma en défrayant la chronique par leur caractère RAMDAM, en leur rendant le prestige d'un grand écran. Ont été mis à l'affiche depuis le lancement du festival : " Viridiana ", de Bunuel, " Le souffle au coeur ", de Louis Malle, " La grande bouffe ", de Marco Ferreri, " Camping Cosmos ", de Jan Bucquoy (présent lors de l'édition 2011), " Shortbus", de John Cameron Mitchell, " Funny Games" de Michael Hanneke, " Orange mécanique" et " Fear and Desire ", de Stanley Kubrick...

RAMDAM Festival, pendant la durée du festival, propose une soirée hot le cinéma abordant la sexualité étant par définition un cinéma qui dérange. En 2011, Jean-Luc Lahaye et Tatiana Silva ont été les maîtres de cérémonie de cette soirée. Un jeu-concours, avec à la clé des cadeaux hot & Ice, a été organisée grâce à l'apport de sponsors tels que Ice Watch, Caulier et le Lover Shop de Tournai.

Quelques films présentés lors de la 1ere édition
- Incendies (fiction)
- Armadillo (docu)
- Die fremde (fiction)
- Biutiful (fiction)
- La grande bouffe (rétro)

Quelques films lors de la prochaine Edition (janvier 2012)
- Tyrannosaur (fiction)
- Detachment (fiction)
- Sleeping beauty (fiction)
- En secret (fiction)
- Tears of Gaza (docu)
- Les nouveaux chiens de garde (docu)
- Nobody's perfect (docu)
- Le rendez-vous des quais (rétro)
- Déjà s'envole la fleur maigre (rétro)
- Portier de nuit (rétro)

etc, etc...









Prix des places
Tarif normal: 8€
Tarif étudiant: 4€ (sous présentation de la carte)

Pass en prévente (pour tous les films du festival): 30€
Pass sur place: 40€
Sous présentation du pass aux caisses, le festivalier pourra retirer son ticket pour le film de son choix.

Pour voir la programmation complète, un eul clic : RAMDAM site officiel



BON FESTIVAL A TOUS ! En attendant impatiemment le 17 janvier, bonne découverte du programme. 

CINEMA : Cycle "ART & ESSAI"

Pour la reprise de mon blog, j'ai décidé de vous présenter mon cinéma favori, le cycle dit "Art & Essai" à Tournai. 




En octobre 1967, une passionnée de cinéma, Bernadette Michenaud créait l'association Art & Essai, soutenue par julien Colleit, exploitant du cinéma Variétés. Elle proposait au public tournaisien de découvrir des films de qualité, parfois inconnus ou méconnus, en version originale.
Dès le départ, la maison de la culture de Tournai a soutenu cette initiative en proposant des co-productions pour certaines séances exceptionnelles. Cette collaboration se renforcera au fil des ans.
En 1977, Art & Essai et la maison de la culture de Tournai s'associent pour élaborer la programmation, basée sur un contrat de confiance et la même exigence qualitative.
La saison 84-85 sera un tournant important, le cycle Art & Essai quitte le cinéma Variétés, sur le déclin, pour le Multiscope Palace, géré par la famille Carpentier. Il est intéressant de souligner l'association fructueuse entre trois partenaires : une instance culturelle publique (la maison de la culture), un exploitant privé (le Multiscope Palace) et une association privée (Art & Essai).
Cette collaboration franche se poursuivra jusqu'à l'avènement d'Imagix Tournai Tournai en 2005.
Après 38 ans d'existence, une page se tourne, l'association Art & Essai cesse ses activités, mais l'esprit et le concept d'Art & Essai demeurent.
Aujourd'hui, la maison de la culture anime une salle permanente au sein du complexe Imagix. Elle a obtenu la reconnaissance de la Communauté française pour exploiter cette salle. Une nouvelle convention a fixé les modalités entre la famille Carpentier, propriétaire d'Imagix, et la maison de la culture de Tournai.


...vivre le cinéma autrement !


C'est en novembre 2005 que le groupe Imagix a inauguré son nouveau complexe, infrastructure moderne, tout confort, d'une capacité de 10 salles. Ce changement important a permis d'améliorer sensiblement la qualité des projections mais surtout d'organiser 4 séances tous les jours plus une séance à 11 heures le dimanche, soit 29 séances chaque semaine.
 L'esprit, l'identité et la philosophie du cycle Art et Essai n'ont pas subi de changements pour autant, la qualité et la diversité des œuvres présentées demeurant les critères essentiels de la sélection, tout en mettant en valeur le cinéma d'auteurs. Soulignons encore que la Maison de la Culture reste totalement indépendante dans ses choix et dans la construction de la programmation.
Le passage à 4 séances quotidiennes a notamment permis l'organisation de soirées exceptionnelles. Citons, par exemple, la présence du réalisateur Thierry Michel, venu présenter le film "Congo river", qui a reçu un accueil très chaleureux lors de sa projection. Autre beau moment : l'organisation d'une soirée-débat autour du film "La couleur des mots" qui raconte la dysphasie, avec la présence du réalisateur Philippe Blasband et de différents spécialistes de la maladie, entres autres, soirée qui a rassemblé pas moins de 300 personnes. Nous avons également pu offrir au public du cycle Art et Essai les avant-premières du Festival de Cannes, "Volver" et "Marie-Antoinette", projetés en simultané avec la Croisette !

Le cycle Art et Essai se veut également très proche de son public afin de répondre au mieux à leurs attentes. La mise en place de ce site Internet a pour objectif d'être un maximum à l'écoute de tous et d'instaurer une convivialité et une plus grande interactivité.

Exemples de films
- Les films des frères Dardenne (Rosetta, Le gamin au vélo, etc)
- Et maintenant, on va où ?
- Une séparation
- La vie est belle
- My name is Joe
- The artist
- We need to talk about Kevin

Tarifs
> Abonnement 11 séances : 60 EUR
> Prix plein : 7,80 EUR
> Membres maison de la culture de Tournai, étudiants : 6,80 EUR
> Dimanche 11h : 5,50 EUR



Infos + : Site officiel Art & Essai

5 août 2011

Bientôt de retour...

Après 1 an d'absence, il est temps de reprendre les choses en mains...  
Bientôt de nouveaux articles !  

Merci aux fidèles lecteurs et bienvenue aux nouveaux !  
Maïté 





18 déc. 2010

LIVRE : L'adoption (BD)

Au hasard, dans une librairie - section bandes dessinées - je tombe nez-à-nez avec une BD (2 tomes) dont le titre m'interpelle : COULEUR DE PEAU : MIEL, de Jung. 

L'auteur nous livre ici sa propre histoire, son vécu d'enfant coréen adopté par une famille belge.



En fait, c'était un coffret regroupant les deux tomes et un DVD offert sur le travail préparatoire à l'adaptation cinématographique de la BD, que je me suis offert avec grand plaisir. 

En effet, un film est en cours de réalisation (teaser ici) et devrait sortir au courant 2011. Il devrait se nommer "Approved for adoption" et évoquera cette histoire méconnue de l'adoption internationale coréenne, celle de ces plus de 165000 enfants envoyés à travers le monde depuis la fin de la guerre de Corée. Jung est l'un d'eux.  

Basé sur un mélange d'animations et de prises de vues réelles, ce film autobiographique réalisé par Jung et Laurent Boileau raconte le destin de ce déraciné et sa quête pour se réconcilier avec ses origines.




Jun Jung-sik errait dans les rues de Séoul quand un policier l’a pris par la main pour l’emmener au Holt, un orphelinat américain. Il avait alors 5 ans. Quelques photos, un rapport d’orphelinat… Ses souvenirs tiennent à un fil. Mais les questions le taraudent.
2007 : Jung décide de remuer les souvenirs ou les fantasmes de sa vie, en tout cas d’en finir avec une certaine période teintée de l’incertitude qui ronge. Il se raconte dans ce récit terriblement intime : sa survie en Corée, sa nouvelle famille belge. Une adoption pas toujours très réussie, contrairement à d’autres gamins. Mais cette histoire est la sienne : il a grandi avec, s’est construit avec, jours après jours, vaille que vaille. Les fous rires, les drames, le quotidien, les bêtises de gosses et les questions sans réponses… Sans aucune réponse ?
 




Infos + :

Le coffret BD - DVD est en vente sur Amazon (39,90€) ou dans les bonnes librairies. Dans le DVD : la bande-annonce du film, le making-of de ce trailer et une interview de Jung. 









La RTBF co-produit le film. 










Un tome 3 est en cours (fin de la série de "Couleur de peau : miel"). 

Blog sur la réalisation du film : ici  

Site de l'auteur : ici  

Vidéos et interviews de l'auteur sur son travail : ici  




14 déc. 2010

LIVRE : Les enfants maltraités



Je vais vous présenter, dans les deux prochains articles, deux livres qui, 
selon moi, servent d' "introduction" sur un sujet qui nous botte, et que l'on peut ou désire approfondir par la suite. En effet, je trouve qu'il est plus évident de commencer par des ouvrages courts et globaux, pour ensuite lire des livres plus pointilleux. 
Etant intéressée par la problématique des enfants maltraités, j'ai lu l'ouvrage suivant : LES ENFANTS MALTRAITES, de Pascal Vivet, aux Editions Milan, de la collection Les Essentiels Milan


Une chouette collection qui permet d'aborder un sujet en 63 pages pour 5,60€ seulement. 
L'ouvrage est divisé en court chapitre. Des textes clairs, fiables et précis qui vont à l'essentiel. Une iconographie appropriée permettant de compléter l'information. Bref, une collection accessible à tous. (infos voir fin d'article)




Les enfants maltraités, combien sont-ils ? Qui sont-ils ? Comment définir les mauvais traitements physiques, psychologiques et sexuels ? À partir de quand une gifle, une fessée deviennent-elles de la maltraitance ? Cet ouvrage tente de faire le point sur nos connaissances autour de ces actes, à travers la prise de conscience et la dénonciation dont ils font l'objet actuellement. En France, la protection des mineurs demeure l'une des plus sûres au monde. Pourtant nous découvrons chaque jour que des enfants meurtris déchirent par leurs cris la loi du silence qui les entoure. 




Pour acheter l'ouvrage : AMAZON   






12 déc. 2010

LIVRE : Educateur : un p'tit boulot sans histoire



Educateur : Un p'tit boulot sans histoire, de Christian Allard.


Ah! Enfin un nouveau livre "de terrain" pour les (futurs) éducs' ! Christian Allard est éducateur spécialisé et a travaillé, entre autres, à l'Aide sociale à l'enfance au sein d'une conscription d'action sanitaire et sociale en banlieue parisienne, durant sept ans. Dans cet ouvrage, il nous fait part d'anecdotes, de souvenirs, de rencontres... Avec humour, émotion. On ne peut s'empêcher, à la lecture de certaines anecdotes, de sourire. Parfois jaune, j'avoue, mais c'est ça aussi, le boulot d'éduc' : tantôt de l'enthousiasme, tantôt des frustrations... Mais toujours des rencontres enrichissantes qui nous font grandir. 




Une banlieue, une cité, un quartier, un éducateur... 

Un pédiatre, une puéricultrice, des assistantes sociales... 

Un juge pour enfants, un psychiatre, un directeur d'école... 

Des enfants dans leur famille, des enfants dans leur foyer, des aides à domicile, des actions éducatives.... 

Du rire, de l'émotion, du dramatique, du fantastique. 

De l'incroyable au quotidien... 

Pierre, Aïcha, France, Paul, Jean, les Dupont-Durand, mille et une histoires, mille et une rencontres... 

Chacune pourrait se suffire à elle-même, mais seul leur assemblage rend compte de la difficulté de ce " p'tit boulot sans histoire ", au coeur de l'existentiel et de l'actualité. 



Extraits

" J'allume la télé, je prends un journal, je mets la radio... J'ai l'impression d'être encore au boulot. Ou plutôt... mon boulot est au coeur de l'actualité, de la problématique du moment, de l'air du temps, de l'existentiel, de l'essence même de la vie. C'est ce qui le rend passionnant. Et épuisant. Parfois, j'aimerais bien vendre des salles de bain. On ne parle pas de baignoires à longueur d'antennes. Enfin, je n'ai pas remarqué."


" - Quoi t'as un bac C, et t'es éducateur ?
De la part de collègues...
Mépris pour la profession, mépris de soi bien sûr.
Ridicule qui plus est, on est pas mal à avoir un "bon" bac."




" Le père parle de son incarcération :
- J'ai été condamné...
 - Non, l'interrompt le psychiatre, ce n'est pas vous qui avez été condamné, ce sont les actes que vous avez commis.
J'ai trouvé ça drôlement beau. Ca m'a ouvert des portes. Ses actes ont été condamnés parce que condamnables ; mais reste l'individu, je vais pouvoir travailler avec."  


" Une collègue qui travaille à l'enfance, comme moi : 'Oh! J'en ai marre, j'en ai marre! J'en ai tellement marre, que je vais demander un poste de responsable !'. Qu'elle obtiendra. Et je ne crois pas que ce soit un cas isolé. On grimpe dans la hiérarchie pour s'éloigner du terrain." 


" La gamine, quinze ans, plus déprimée que d'habitude : 'Y a que quand je suis en galère que je me sens vivre !' ".


" Analyse d'un psychiatre à propos d'une adolescente : 'Il faut qu'elle s'affronte à quelqu'un qui lui apparaisse comme indestructibles. C'est à partir de là qu'elle pourra se construire'.
Ca me parait bien vu. Et bien formulé. Clair et net.
Bon, maintenant, qui se porte volontaire comme 'indestructible' ?"



" Elle a une quarantaine d'années et se présente à l'accueil de la circonscription : elle voudrait un éducateur.
 - Mais madame, vos enfants nous sont confiés, et ils ont tous un éducateur.
- Non, mais, un éducateur pour moi !" 

LIVRE : Alexandre Jollien

Alexandre Jollien... ca ne vous dit rien ? Vraiment ? Bon, allez, je vais vous dire un p'tit mot sur ce Monsieur, dont j'ai fait la connaissance il y a peu. Une découverte littéraire et bien plus : celle d'un homme qui, malgré son infirmité motrice cérébrale, a réussi à se forger une personnalité, une réputation. A construire sa vie, tout simplement. 
J'ai vraiment été enthousiasmé en découvrant ses oeuvres, et surtout ce qu'elles dégagent : une force de vaincre, envers et contre tout, malgré les obstacles, malgré les difficultés et - le plus pénible - le regard des autres... A travers ses mots/maux, il nous transmet l'espoir... car, comme il le dit si bien : C'est un combat, mais un combat "joyeux" ! 


Mais qui est Alexandre Jollien ?   
(biographie extraite de son site personnel, d'où l'emploi du "je")

C’est à Sierre que je pousse mes premiers cris le 26 novembre de l’an de grâce 1975. De 3 à 20 ans, je vis dans une institution spécialisée pour personnes handicapées dans cette ville. A trop vouloir bouger dans le sein maternel, je m’enroule en effet par trois fois le cordon ombilical autour du cou ce qui provoque, au passage, quelques « dégâts ». S’en suit une infirmité motrice cérébrale.

A l’institut, je découvre la joie de vivre de solides amitiés avec mes camarades et malgré le contexte, un brin délicat, je constate que la vie gagne toujours du terrain. Tout y est motif d’étonnement et d’émerveillement. D’où peut-être très jeune, une vocation pour « les choses de l’esprit ».

Le weekend, je rentre à la maison pour savourer la tendresse de ma mère Louiselle, l’humour de mon papa Norbert et le soutien bienveillant de mon frère Franck.

Très tôt, la vie s’annonce sous le mode d’un parcours du combattant. C’est ainsi qu’à l’institut, je passe un à un les obstacles pour arriver à suivre une scolarité dite normale. Entre temps, j’apprends à l’âge de 8 ans à marcher. Mais la grande affaire est ailleurs.


En 1993, je m’inscris dans une école de commerce pour « assurer mes arrières » et apprendre un métier. Par hasard, j’entre dans une librairie pour accompagner une fille et tombe sur un ouvrage sur Platon qui invite à vivre meilleur plutôt qu’à vivre mieux. La révélation est inouïe. Je sors de la librairie, le livre sous le bras et bientôt un projet naît : étudier la philosophie. Je rentre donc au Lycée au Collège de la Planta à Sion en 1997 qui m’ouvre les portes de l’Université de Fribourg où j’obtiens une licence en lettres au printemps 2004. Mon mémoire porte sur la thérapie de l’âme dans la Consolation de la Philosophie de Boèce. Juste avant, j’étudie le grec ancien au Trinity College de Dublin de 2001 à 2002.

Parti pour y parfaire mon anglais, j’y rencontre Corine, elle aussi valaisanne, avec qui j’ai la joie de me marier et d’avoir deux enfants, Victorine, née le 30 octobre 2004 et Augustin qui voit le jour le 31 mars 2006. Aujourd’hui, j’essaie de vivre à fond les trois vocations que m’a données l’existence : père de famille, personne handicapée et écrivain.



Parcours
 
Son premier ouvrage, Éloge de la faiblesse, paru en 1999, a été accueilli par le prix Mottart de l’Académie française de soutien à la création littéraire et le prix Montyon 2000 de littérature et de philosophie. Il a été mis en scène en 2007 par Charles Tordjman au théâtre de la Manufacture à Nancy. La même année, il aide Bernard Campan à écrire le scénario de "La face cachée".

Spécialisé dans la philosophie helléniste, il est également conférencier et intervient dans le cadre du rapport au handicap, comme par exemple dans une vidéo pour le Pôle emploi en France.

Alexandre Jollien a été couronné par le Prix Pierre Simon "éthique et société" pour l'ensemble de son œuvre.


Ses livres (A LIRE !)

Éloge de la faiblesse, Cerf, 1999
Le Métier d'homme, Seuil, 2002
La Construction de soi, Seuil, 2006
Le philosophe nu, Seuil, 2010


Pour en savoir + : Visitez son site http://www.alexandre-jollien.ch/



  
 
 
 
 

 

11 déc. 2010

FILM : L'arbre

L'arbre, un autre film que j'ai vu dans le cycle Art & Essai à la rentrée de septembre. Un film qui traite du deuil avec beaucoup de tendresse. 

Synopsis 
Une contrée sauvage d'Australie, une propriété surplombée par un gigantesque et majestueux figuier de Moreton Bay, Dawn et Peter O'Neil y coulent des jours heureux avec leurs enfants, jusqu'au jour où Peter meurt brutalement. Alors que Dawn s'écroule, descend jusqu'aux confins d'une douleur qu'elle n'arrive pas à surmonter, sa fille, Simone, du haut de ses huit ans, croit entendre la voix de son père dans les frémissements, les craquements d'un arbre surplombant les fondations de leur maison, un secret qu'elle partage avec sa mère, un secret qui va permettre à Dawn de sortir de sa torpeur.   


Critique 
Derrière un tel titre, difficile d'imaginer autre chose qu'une ode à la Nature. Celle qui nous apaise, reste le témoin passif et presque immuable de nos existences éphé­mères... mais aussi celle qui emporte tout sur son passage, par le grignotement tran­quille de la végétation ou par la violence incontrôlable d'une météo capricieuse. Mais L'Arbre est bien plus que cela, puisque cet élément éponyme est à la fois le lien qui unit et le pilier qui supporte toute une famille secouée par l'événement qui les dé­passe.  

Plus ou moins librement adapté du roman de Judy Pascoe, L'arbre du père, le film perce délicatement et avec pudeur une facette de la difficile étape que représente le deuil, traversé de part en part d'une poésie animiste.

Peter (Aden Young) et Dawn (Charlotte Gainsbourg), un couple simple et heureux depuis plus de quinze ans, vivent avec leur quatre enfants dans l'immense et luxuriante campagne australienne, abrités par une mai­son en bois brinquebalante et chaleureuse, elle-même surplombée par un énorme fi­guier multicentenaire. Une harmonie humble et authentique sans ombre... qui se rompt sans crier gare lorsque Peter est frappé par une mort fulgurante sous les yeux interloqués de la totalité de sa famille. Il faut mainte­nant apprendre à vivre avec l'absence, et chacun cherche sa voie comme il peut. 

L'unité jusqu'alors indéfectible de la petite communauté fait place à l'individualisme propre au chagrin, mais il y a bien quelque chose (quelqu'un ?) qui reste fidèle et in­changé depuis que Peter a disparu : le gigantesque figuier, qui assiste muet à toute leur histoire depuis que le foyer a été fondé. Simone (la pétulante Morgana Davies), la seule petite fille de la fratrie, découvre un soir qu'elle peut communiquer avec son père, bercée par les soupirs du vent dans les branches tentaculaires de l'arbre. Cette révélation devient un secret partagé avec sa mère, en grande détresse elle-même, et progressivement le « monstre » majestueux devient une sorte de confident pour toute la famille.

Très vite cependant, il se révèle être aussi dangereux qu'il n'est rassurant, lorsque racines et branches viennent envahir les canalisations et les fondations de la maison... faudra-t-il se résoudre à l'abattre ? 

Tous sont rigoureusement partagés entre la tentation de sombrer et le désir de conti­nuer à vivre. Vient s'ajouter le délicat personnage de George, la pièce rapportée qui invite la page à se tourner, en essayant de respecter une distance nécessaire au deuil. Mais au-dessus de toutes ces âmes esseulées, se dresse donc le personnage qui n'en est pas vraiment un mais fait office de ciment et de dilemme, à la fois sta­tique, vivant, tentaculaire et organique : l'arbre. Julie Bertuccelli le filme d'ailleurs comme une véritable personne, qui parle, se meut et pense tellement fort que chacun le prend pour confident. 


Avis 
J'ai beaucoup apprécié ce film, de part le sujet qu'il traite (le deuil) de manière très poétique et sensible, voire original. J'ai été impressionnée par l'arbre dont il est question, les prises de vues sont superbes, rend le film serein, apaisant, bien que troublant. J'ai adoré aussi Charlotte Gainsbourg "sensible". La relation que tisse Simone avec l'arbre, afin de garder ce lien avec son père, nous rappelle que la Nature peut aussi être un amie de l'homme. On la croit souvent inhospitalière mais pas toujours... La preuve ! 



27 oct. 2010

FILM / HANDICAP : Yo, También

La saison ART & ESSAI à Tournai a repris en septembre dernier et des films que j'attendais avec impatience depuis cet été sont à l'affiche, pour mon plus grand plaisir. YO TAMBIEN qui sera présenté ci-dessous et d'autres à ne pas rater : L'ARBRE (traitant du deuil) avec Charlotte Gainsbourg, LA TETE EN FRICHE avec un Depardieu touchant qui fera une rencontre bouleversante avec une dame âgée... et les livres. 
Bref, un premier mois de rentrée qui s'annonce passionnant et particulièrement sensible. Ce sont ces trois films là que je vais vous présenter dès aujourd'hui. 

Synopsis 

Daniel, 34 ans, est le premier trisomique européen à avoir obtenu un diplôme universitaire. Il débute un emploi dans un centre social à Séville où il fait la connaissance de la jeune et indépendante Laura. Leur amitié se fait instantanément et devient l'objet de toutes les attentions, au travail et dans leurs familles. Mais la situation ne manque pas de se compliquer quand Daniel tombe définitivement amoureux de Laura. Refusant de se plier aux convenances sociales, Daniel et Lola finiront par construire une amitié unique comme aucun d'eux ne l'ont jamais connu.



L'acteur Pablo Pineda : un homme atteint de trisomie mais surtout un homme d'exception... 

Pablo Pineda, né en 1975, est un acteur espagnol atteint de trisomie 21 qui a reçu la Concha de Plata au Festival de Saint-Sébastien en 2009 pour son rôle dans le film Yo, también. Il y joue un diplômé universitaire atteint du syndrome de Down, ce qu'il est également dans la vie.

Pineda vit à Málaga où il a travaillé pour la municipalité. Il a obtenu un BA (Bachelor of Arts) en psychopédagogie, devenant le premier étudiant trisomique en Europe à obtenir un diplôme universitaire. Il envisage désormais une carrière dans l'enseignement.

Il est habitué à intervenir sur les plateaux de la télévision espagnole.

 
Mon avis  

Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup apprécié ce film. Déjà, ce qui frappe - et sans doute ce qui fait sa réussite - c'est la justesse du ton, qui doit autant au talent des acteurs, qu'à la distance adoptée par les auteurs vis-à-vis d'eux, et au dispositif proche du documentaire qu'ils ont adopté pour les filmer.
Il est vrai que lorsque l'on veut parler du handicap - physique ou intellectuel - on risque de tomber dans des écueils, souvent nombreux. Mais j'ai trouvé que tout au long des 100 minutes de film, ils avaient tous été évités. De plus, on s'attache bien évidemment aux personnages, à Daniel, qui ose se montrer tel qu'il est, un homme avant tout, un homme capable d'aimer, de souffrir autant que n'importe quel individu. Et Laura, jeune femme plutôt anticonformiste qui cache des blessures personnelles et douloureuses mais qui ouvrira sa coquille grâce à son amitié pour Daniel.
Et enfin, il faut le dire, le film traite également d'un sujet encore tabou pour certains aujourd'hui : la sexualité des personnes handicapées. Ce sujet y est traité sans voyeurisme et beaucoup de justesse.
Bref, si au départ j'ai souhaité voir ce film car il mettait en scène une personne atteinte d'une déficience mentale et parce que ce sera ma prochaine "population" que je rencontrerai en stage d'ici quelques mois, je le recommande à tous et à toutes... car c'est avant tout, l'ouverture sur l'autre que nous offre ce film espagnol.




 

10 oct. 2010

OUTILS : Le Théâtre - Forum

Depuis quelques temps, j'entends parler, dans la presse, sur Internet, dans certains lieux publics, du théâtre-forum. Ne connaissant pas cette pratique, j'ai effectué des recherches sur la Toile et ai lu un article présentant ce sujet, de manière assez concise et très simple. je l'ai lu avec attention et comprends mieux en quoi cela consiste exactement. Cet article est tiré du site psychopédagogqie suivant : http://www.pedagopsy.eu/
Vous trouverez en fin d'article, un second site Internet plus détaillé sur le sujet présenté ici.
Bonne lecture. 



LE THEATRE-FORUM, c'est quoi ?

À l'origine du Théatre-forum : Auguste Boal
Né au Brésil en 1931, Augusto Boal est dramaturge, écrivain, théoricien, metteur en scène. Il a inventé de multiples formes de théâtre qui furent d'abord une réponse à la répression politique qui s'abattait alors sur le Brésil, son pays d'origine. Son action théâtrale et son engagement citoyen fédèrent un large mouvement à travers le monde. Chaque pays adapte, à sa façon, ces techniques à son environnement social.


LES PRINCIPES DE BASE DU THEATRE-FORUM

Le premier principe de base du théâtre-forum consiste à aborder une problématique collective dans laquelle se retrouve un ensemble de personnes. Le théâtre-forum est, comme l'exprime A. Boal le théâtre de la première personne du pluriel : " Nous avons un problème, nous vivons une situation que nous ne supportons plus ". L'histoire jouée est élaborée à partir d'un problème évoqué par une communauté qui se retrouve en conflit avec son entourage. La communauté ne voit pas d'issue à ce conflit, mais souhaite que la situation se dénoue car elle lui est inconfortable voire insupportable. Ce peut-être une situation amenée par une personne et dans laquelle se retrouve une communauté : par exemple, une enseignante fait part de son désarroi face à l'agressivité des élèves et des parents à son égard. Les autres enseignants acquiescent et reconnaissent cette problématique comme étant également la leur. Le théâtre-forum met en scène cette problématique non pas pour donner des réponses, conseiller ou orienter le débat dans une direction mais pour donner un support concret de réflexions et d'échanges.

Le deuxième principe de base du théâtre-forum concerne la manière dont l'évolution de la situation est appréhendée. Le théâtre-forum ne fait pas disparaître de façon magique les difficultés mais invite la personne qui ne supporte plus une situation à trouver les ressources en soi et autour de soi pour en sortir. La seule personne que l'on peut changer, c'est soi-même : son regard sur soi, sur les autres et sur le monde et son attitude dans la situation. Les autres changent par rebond. Quelle que soit la situation que l'on vit, que l'on ait le rapport de forces ou non, que l'on soit au cœur du conflit ou témoin du conflit, on a toujours de la marge de manœuvre pour changer quelque chose. Chaque participant est donc invité à se poser la question : " Qu'est-ce que je ferais si j'étais au cœur de cette situation ? ".

Le troisième principe de base du théâtre-forum concerne l'impact du groupe sur le développement individuel : la personne fait évoluer son regard sur une situation en entendant les points de vue des autres participants et fait évoluer ses attitudes en voyant d'autres manières de faire. À aucun moment, l'animateur ne cherche à contredire un participant, au contraire il écoute son propos sans préjuger de sa pertinence, encourageant ainsi chacun à s'ouvrir à d'autres interprétations de la situation. La rencontre de ces différents points de vues permet à chacun d'élargir son champ de vision en passant d'une vision unique et réductrice à une vision plus complexe.


LE DEROULEMENT DU THEATRE-FORUM

Le théâtre-forum se déroule en trois étapes : la mise en situation, le forum, le remplacement du personnage.
La mise en situation
Une situation s'inspirant de situations réelles et représentative de la problématique collective est jouée par des comédiens si le public est nombreux, ou par les participants eux-mêmes si c'est un groupe restreint de formation ou d'analyse de pratiques (moins de 20 personnes). Cette scène se termine mal pour au moins un des protagonistes.

Le forum
Une fois la scène jouée, chacun est invité à s'interroger sur :
· ce qu'il a observé dans cette scène (que raconte cette histoire ?),
· ce qu'il a ressenti ou pensé en voyant cette scène,
· ce que les protagonistes ressentent de l'intérieur.

Le formateur écoute et reformule les différents points de vue. Il tente, grâce à la mise en lien des différentes interprétations, de transformer des jugements et des projections en expressions de ses propres valeurs. En juxtaposant les différentes perceptions, il invite chacun à élargir sa vision du monde. Puis il favorise l'émergence de propositions concrètes d'attitudes jusqu'à ce qu'un spectateur accepte de monter sur scène pour remplacer un personnage.

Le remplacement
Du fait de la nouvelle attitude du spectateur, les autres personnages réagissent différemment et l'histoire prend un autre cours. Le théâtre-forum met en œuvre l'approche systémique ! À la fin du remplacement, le formateur demande aux spectateurs les changements observés de l'extérieur Parfois, le public a l'impression que rien n'a changé, et c'est exact en termes de faits ou de résultats mais en fait le changement est en train de se mettre en œuvre à l'intérieur des personnages. Il interroge alors les personnages sur leurs états intérieurs et les changements qu'ils perçoivent à l'intérieur d'eux-mêmes.
Puis l'animateur cherche à synthétiser en quelques phrases les apports de l'intervention mais aussi les questions, les risques ou les enjeux qu'elle amène. L'objectif est d'impulser d'autres propositions pour que s'installe progressivement une dynamique de recherche collective.


CE QUE LE THEATRE-FORUM FAIT TRAVAILLER

L'objectif de cette approche n'est pas de chercher la bonne solution, la recette miracle qui conviendrait à tous dans toutes situations. Il s'agit plutôt de développer sa capacité de présence et d'évaluation dans une situation stressante : à quelle distance est-ce que je me sens bien ? est-ce que j'arrive à entendre ce que me dit l'autre ? est-ce que j'arrive à respirer ? est-ce que je me sens en danger ? Quels mots pourrais-je dire ?

Les participants développent :
· Leur capacité d'introspection qui permet de mettre en lumière, sans honte ni culpabilité, les pensées, émotions et sensation qui les traversent,
· Leur capacité de décentration qui consiste à mieux entendre et prendre en compte le ressenti et le point de vue des autres.

Au-delà de la technique, c'est une transformation de l'attitude intérieure, du regard sur l'autre et sur soi-même qui est progressivement amenée. Cette approche se différencie du psychodrame par le fait que le formateur ne cherche pas à travailler les raisons des blocages ou des représentations inadéquates mais seulement à les rendre conscientes. Les émotions qui émergent sont accueillies avec empathie et l'on évite d'aborder des situations trop douloureuses ou personnelles qui dépasseraient le cadre de ce travail et relèveraient plus de la thérapie.

Le formateur doit être capable de :
· Poser un cadre sécurisant favorisant l'écoute et le respect entre les participants,
· Reformuler tous les points de vue sans les juger
· Impulser une dynamique d'implication pour inciter les participants à prendre le risque de jouer,
· Valoriser les propositions faites, les changements obtenus tout en interpellant sur leurs risques et limites.
· interpersonnels ou sociaux et les attitudes susceptibles de dénouer les blocages de façon constructive pour soi et son entourage.


Les participants éprouvent souvent de l'appréhension à se mettre en jeu mais reconnaissent majoritairement que ces séances de formation ont été déterminantes dans leur évolution relationnelle. L'utilisation de mises en situation en formation nécessite de la maîtrise et du tact, de l'écoute et de la confiance car cette approche implique fortement les stagiaires et travaille plus en profondeur les peurs et les résistances. C'est pourquoi il est essentiel d'acquérir au préalable une formation afin d'appréhender cette approche dans toutes ses dimensions et de l'utiliser avec justesse.

 
Voilà, je trouve cet article très chouette car il est simple et va à l'essentiel. Si vous désirez avoir plus de détails sur le sujet, notamment sur l'animation du Théâtre - Forum, je vous conseille ce site Internet http://www.etincelle-theatre-forum.com/ 

 

9 oct. 2010

SECTEUR : Un nouvel éducateur de rue à Beloeil

C'est un peu par hasard que j'ai eu connaissance de l'article ci-dessous, m'informant qu'un nouvel éducateur de rue avait été engagé cet été à Beloeil, plus précisément à Quevaucamps (Province du Hainaut, Belgique). 
A travers cette rencontre, vous comprendrez le rôle et les missions d'un éducateur de rue, un travail social que certaines personnes ne perçoivent pas toujours à sa juste valeur et qui est souvent sous-estimé. 
Bonne "rencontre" avec Julien Dubois. 


BELOEIL - Au conseil communal, il a été question d'achat de mobilier pour la Maison de quartier, qu'utilisera l'éducateur de rue, engagé depuis peu. Rencontre.

Jeune Beloeillois de 24 ans, Julien Dubois a pris ses fonctions depuis un peu plus de 2 mois, en tant qu'éducateur de rue pour l'entité, dans le cadre du plan de cohésion sociale. Il est le premier éducateur de rue engagé par la commune.

La nouvelle Maison de quartier, située juste derrière l'Académie de Musique de Quevaucamps sera son lieu de travail, lorsqu'il ne sera pas sur le terrain pour encadrer les jeunes de la commune.

Quel parcours avez-vous déjà réalisé en tant qu'éducateur, et de quelle formation avez-vous bénéficié ?
J'ai suivi les cours en technique d'animation à Irchonwelz, et ensuite à l'école Normale de Mons. J'ai travaillé dans les établissements scolaires « Arc-en-ciel » à Ostiches puis à Beloeil, et dans des homes pour l'aide à la jeunesse. J'ai touché un peu à tout.


Des initiatives ont-elles déjà été lancées ? 
Nous avons commencé des activités comme le mini-foot, le basket, un atelier peinture, et un atelier chant ; des choix opérés par les jeunes eux-mêmes. Je n'ai pas la prétention de pouvoir leur donner des cours mais je leur offre la possibilité de s'exprimer et je les oriente vers des établissements de l'entité. 
 

Comment peut-on qualifier les jeunes de Beloeil ?
Il n'y a pas de jeunes à problèmes dans l'entité, mais ils sont souvent influençables et parfois livrés à eux-mêmes. Il n'y a pas beaucoup de délinquance dans la commune mais j'essaye quand même d'inculquer des valeurs, comme le respect des lieux publics par exemple.

Quelles sont les principales qualités pour être éducateur de rue ?
Il faut être à l'écoute et savoir se mêler à tous les environnements. Il faut aussi parfois avoir l'oreille discrète pour mieux cerner les problèmes des jeunes. Il faut aussi pouvoir toucher à tout ; par exemple, je n'ai aucune notion de peinture, mais je devrai rendre l'animation dynamique et attrayante.

Vous êtes joueurs de football en Promotion à Tertre-Hautrage, est-ce que le football permet de transmettre certaines valeurs ?
Comme dans tous les sports, on trouve des valeurs présentes dans la vie de tous les jours : le respect de ses coéquipiers comme de ses adversaires, le respect des règles, des horaires...

De toute façon, en les invitant à faire du sport, nous ne voulons pas en faire des champions mais les orienter vers une activité qui leur plaît.



Sourcehttp://www.lavenir.net/